Médecine traditionnelle chinoise ou énergétique traditionnelle chinoise : kézako ?
Et si je vous disais que ces deux termes parlent d’un même héritage… Simplement, une autre façon de regarder le corps.
Liberty by Céline BH
10/7/20265 min read


On entend de plus en plus parler d’énergétique traditionnelle chinoise, de médecine traditionnelle chinoise, de circulation énergétique dans les méridiens, de Qi, mais aussi de termes spécifiques tels que l’acupuncture, le Tuina, la moxibustion, les ventouses, le Qi Gong…
Ces mots peuvent être familiers pour certains, totalement inconnus pour d’autres.
Et même lorsqu’ils nous parlent, que recouvrent-ils réellement ?
J’aimerais, à travers cet article, vous permettre de mieux comprendre cette tradition et les différentes pratiques qui en sont issues.
Dans la pensée traditionnelle chinoise
Le corps est en perpétuel mouvement.
La respiration, l’alimentation, le sommeil, les émotions, les saisons, l’activité physique ou encore l’environnement participent à cet équilibre.
Le corps n’est donc pas séparé de ce qui l’entoure.
« L’être humain naît de la Terre ; sa vie dépend du Ciel. Lorsque les souffles du Ciel et de la Terre s’unissent, cela est appelé l’être humain. »
Huangdi Neijing, Suwen
Cette phrase ancienne résume une idée fondamentale de cette pensée : l’être humain est en relation avec ce qui l’entoure.
Cette approche s’appuie sur plusieurs notions telles que le Yin et le Yang, les Cinq Mouvements — Bois, Feu, Terre, Métal et Eau —, le Qi (气), les méridiens et leurs points, appelés Jing Luo (经络), entre autres.
Derrière ces différentes notions, il y a surtout une manière de considérer le corps, son environnement et les mouvements qui l’animent comme un ensemble.
Plutôt que de regarder le corps comme une juxtaposition de parties indépendantes, cette tradition l’envisage comme un tout, dans lequel les différentes fonctions, les émotions, les rythmes de vie et l’environnement sont en relation.
C’est une autre façon de regarder le vivant.
Parlons un peu d’histoire…
Une tradition née de l’autre côté de notre continent
La médecine traditionnelle chinoise est née en Chine il y a plusieurs milliers d’années, à partir d’observations, de pratiques et de connaissances qui se sont transmises et enrichies au fil des siècles.
Elle s’est notamment développée en lien avec différentes philosophies chinoises, dont le taoïsme, avec cette observation de la nature, des saisons, des cycles, des transformations et des grands mouvements du vivant.
Ses connaissances ont ensuite été transmises, enrichies et organisées dans différents textes classiques, dont le Huangdi Neijing, l’un des ouvrages fondateurs de cette tradition.
Son regard sur le corps est différent de celui auquel nous sommes habitués en Occident.
Le corps n’est pas envisagé comme un ensemble de parties indépendantes.
Il est regardé comme un tout, dans lequel les différentes fonctions, les rythmes de vie, les émotions, l’environnement et les mouvements du corps peuvent être mis en relation.
Le Qi : le mouvement de la vie
Au cœur de cette tradition se trouve la notion de Qi (气).
On le traduit souvent par « énergie ».
Mais cette traduction est réductrice et ne rend pas totalement compte de la richesse du concept.
Le Qi évoque le souffle, le mouvement, la transformation, la dynamique du vivant.
La vie est mouvement.
Dans cette vision traditionnelle, lorsque le mouvement du Qi circule harmonieusement, le corps est considéré dans une dynamique d’équilibre.
C’est dans cette vision que prennent place les notions de Yin et de Yang, ainsi que celles des Cinq Mouvements.
Il existe également la notion de méridiens, ou Jing Luo (经络), qui décrit un réseau de circulation dans le corps.
Les points qui se trouvent sur ces trajets occupent une place particulière dans différentes pratiques traditionnelles.
Vous avez dit « branches » ?
Et oui… il existe différentes grandes pratiques issues de cette tradition.
Lorsque l’on parle de médecine traditionnelle chinoise, on pense souvent uniquement aux aiguilles.
Pourtant, elles ne représentent qu’une partie de cet ensemble.
Le Zhen Jiu
Le Zhen Jiu (针灸) associe traditionnellement deux pratiques.
Zhen (针) désigne les aiguilles.
Jiu (灸) désigne la moxibustion, une pratique traditionnelle utilisant la chaleur de l’armoise.
Ces deux pratiques occupent une place importante dans la tradition chinoise et s’appuient sur le travail des points, des méridiens et de la circulation énergétique.
Le travail avec les aiguilles et la moxibustion fait d’ailleurs partie des outils que je peux utiliser dans certaines séances.
Les aiguilles sont donc un outil parmi d’autres dans cette approche.
Le Tuina
Le Tuina (推拿) est une pratique manuelle de la tradition chinoise.
À travers différentes pressions, mobilisations, frictions et techniques manuelles, le praticien travaille sur le corps et sur les trajets des méridiens et certains points.
Le Tuina possède sa propre richesse et ne se réduit pas à un simple massage de relaxation.
Les ventouses
Les ventouses font également partie des pratiques traditionnelles chinoises.
Elles utilisent un principe de succion et peuvent être appliquées sur différentes zones du corps.
Le Qi Gong
Le Qi Gong est une branche de la médecine traditionnelle chinoise. Il associe mouvements, respiration, attention et lenteur.
Il appartient à cette même culture du mouvement et de la circulation du Qi et constitue une pratique corporelle qui peut être expérimentée de manière autonome.
Je conseille toutefois de commencer auprès d’une personne compétente afin d’apprendre les mouvements correctement et de les adapter en fonction de votre état de santé.
La diététique chinoise
L’alimentation occupe une place importante dans cette tradition.
Les aliments sont considérés selon leurs saveurs, leur nature, les saisons et les besoins propres à la personne.
Il ne s’agit donc pas simplement de « quoi manger », mais aussi de comprendre comment l’alimentation peut s’inscrire dans un équilibre global.
La pharmacopée chinoise
La tradition chinoise possède également toute une connaissance autour des plantes et d’autres substances utilisées selon des classifications et des préparations qui lui sont propres.
Elle peut faire penser à notre phytothérapie, mais elle possède ses propres principes, son histoire et ses modes d’utilisation.
Toutes ces pratiques sont différentes.
Mais elles ont un point commun :
une vision globale du vivant.
C’est cette vision du corps que j’intègre également dans mon travail.
Selon les séances, je peux m’appuyer sur différentes pratiques issues de cette tradition : travail avec les aiguilles, moxibustion, Tuina, ventouses ou encore techniques spécifiques du visage.
Des approches différentes, mais une même manière de regarder le corps :
un corps vivant, en mouvement et en relation avec son environnement.
Cette vision fait aussi le lien avec mon propre parcours.
Avant de travailler avec le corps, j’ai travaillé avec les maisons.
J’ai observé des murs, des fissures, des espaces abîmés, des lieux qui avaient perdu leur équilibre, ainsi que les personnes qui y vivaient.
Puis j’ai découvert le Feng Shui.
Et plus tard, l’énergétique traditionnelle chinoise.
Peu à peu, j’ai retrouvé dans le corps une logique que j’avais déjà rencontrée dans l’habitat :
la relation, le mouvement, la circulation et l’équilibre.
Le corps est notre première maison.
Nous l’habitons chaque jour.
Et nous avons tendance à l’oublier.
Une autre façon d’habiter son corps
Je propose une autre porte d’entrée.
Celle du corps.
Celle de l’écoute.
Celle du mouvement.
Parce que revenir à soi commence par revenir habiter son propre corps.
Notre première maison. Celle de notre Âme.
Avec toute mon Âme -our,
Céline BARDIN - Liberty by Céline BH
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